PRÉPARATION HOSPITALIÈRE DES ANTICANCÉREUX.

Les anticancéreux sont généralement des médicaments très actifs mais aussi très toxiques. On dit souvent que certains médicaments anticancéreux tuent le malade moins vite que le cancer (voir l’article sur le traitement du cancer). Mais il faut savoir que ces médicaments, s’ils sont toxiques pour le malade, le sont aussi pour ceux qui les manipulent, s’ils le font sans précautions. En effet, nombre de ces médicaments se présentent sous forme de poudre, qu’il faut mettre en solution avant de les injecter. Si cette préparation se fait sans précautions particulières, il y a toujours le risque de respirer une petite fraction de cette poudre. On a cité un certain nombre de conséquences provoquées par cette inhalation, en particulier le cas de soignants qui, plusieurs années après, développaient des cancers liés à la manipulation des anticancéreux.

De ce fait, les règles de préparation des anticancéreux ont été progressivement rendues plus contraignantes. On a vu se développer, dans un premier temps, une préparation sous hotte
( système protégeant la personne qui manipule, tout en assurant une « bonne » stérilité du médicament préparé), dans les services de cancérologie. Depuis quelques années, la réglementation a confié la préparation de ces médicaments aux pharmacies des hôpitaux, à conditions qu’elles disposent des locaux et du matériel adaptés à cette préparation. Cette organisation doit permettre d’assurer la qualité et la stérilité de la préparation, ainsi que la sécurité des personnes chargées de la préparation.Il existe deux principes essentiels :

1/ Le traitement est personnalisé en fonction des caractéristiques du malade.
2/ Le malade doit être capable de supporter le traitement.La cancérologie fonctionne par « protocoles » ; c’est à dire que pour un type de cancer donné, il existe un ou plusieurs schémas thérapeutiques adoptés au niveau international. Le rôle de l’équipe médicale est d’abord de choisir le protocole qui correspond le mieux au cas du malade (dans le cas où il existe plusieurs protocoles possibles), puis d’adapter ce protocole choisi aux caractéristiques du malade ; par exemple :
sa morphologie : généralement les doses prescrites sont prescrites en mg/kg ou en mg/m2 de surface corporelle (qui dépend du poids et de la taille du sujet).
son état de santé : de nombreux anticancéreux font baisser le taux de globules blancs du malade (cellules qui lui permettent de résister aux infections). Ces globules blancs remontent lentement après arrêt du traitement (qui se fait par cures successives). Dans certains cas, on doit attendre que les globules blancs soient redevenus assez nombreux pour commencer la cure suivante.

Laisser un commentaire